07.03.2009
CACHIR CONTRE CREPES
Tandis qu'un ancien Poetic Lover se reconvertit en pasteur rappeur chrétien (oh my god, l'un d'entre eux porte le prénom de mon fils), les auteurs de ce blog ne tiennent pas leurs promesses. Enfin, bon , JE ne tiens pas mes promesses... Ok, ok... Mais...
Si je n'ai pas fait les crêpes aux pommes râpées, j'ai tout de même quelque chose à proposer. J'ai vécu l'expérience du cachir!
Mais le cachir (cuisine nord africaine), qu'est-ce que c'est? Une sorte de saucisson de viande assaisonnée à laquelle on ajoute épices, oeuf, semoule ou autre. La recette que j'ai sélectionnée est celle du Palais des Délices (une valeur sûre). J'ai juste mis 2 oeufs à la place de 3, ce qui m'a semblé parfait même si je n'avais pas de point de comparaison.
J'ai été plutôt conquise par cette recette. Bien sûr, ça n'a rien à voir avec ce qu'on entend habituellement par saucisson ou charcuterie, mais çe remplacera très avantageusement un méchant blanc de dinde en tranches... La recette de base laisse imaginer des tas d'assaisonnement avec épices et herbes; on peut sans doute s'aventurer à remplacer la vache qui rit par un autre fromage crêmeux...
J'imagine bien l'utiliser cet été en sandwich (dans un pain noir par exemple) ou en accompagnement d'une salade. Je pense qu'il faut juste veiller à ce que l'accompagnement s'équilibre bien avec le cachir qui contient déjà viande+semoule de blé+oeuf. Pour les enfants, ça me semble vraiment intéressant au niveau du goût... Mais pas avec de la purée de pommes de terre, ce ne serait pas très heureux niveau couleur...
Pour ce qui concerne la réalisation, c'est simplissime. On mixe tous les ingrédients (j'aurais aimé hâcher le poulet mais mon robot n'est pas équipé pour) et on met le tout sur un film alimentaire huilé.

Bouh, pas très appétissant...
Formons plutôt un saucisson...


19:22 Publié dans AFRICA | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.02.2007
LEMOUROUDJI... L'étrange nom d'une délicieuse boisson!
Petite recette que j'avais mise de côté il y a longtemps et que je ressors aujourd'hui pour un apéritif de Saint-Valentin sans alcool. C'est une recette d'Afrique de l'ouest, et croyez-moi ou non, mais le choix de cette boisson n'a rien à voir avec la présence de gingembre...
Pour 5 litres, à préparer la veille:
- un bouquet de menthe fraîche
- 2 racines de gingembre entières, rapées
- 12 citrons verts pressés
- un verre de sucre
- 5 litres d'eau froide
On met le tout dans une cocotte, on ferme, on laisse au frais si possible et le lendemain on filtre. Cette recette est bien sûr adaptable (moins de gingembre, plus de menthe, pas de sucre...) Elle se boit seule mais accompagne aussi très bien les alcools blancs (vodka, gin...) ainsi que le champagne; elle désaltère efficacement, et sa composition vous apportera quelques vitamines et vous évitera les aigreurs d'estomac.
Après de nouvelles recherches sur le net, j'ai trouvé de nombreuses variantes: on y ajoute souvent du piment de cayenne par exemple! En la matière, chacun ses goûts, je pense que j'apprécierais, avec modération, puisque j'aime par exemple utiliser du Tea Massala, qui sait se révéler piquant à souhait!
Je pense faire entrer cette recette dans mes classiques et la goûter alcoolisée à une autre occasion, je suis notamment curieuse du mélange lemouroudji-champagne.
Et son nom est vraiment incroyable (si vous avez des infos sur l'origine ou la signification...)
Edit des mois et des mois plus tard: j'aime toujours autant cette boisson formidable que je fais exclusivement sans sucre et que je consomme le plus souvent avec d'eau pétillante. C'est devenu un classique très apprécié de Rudy et moi...
A essayer aussi, l'infusion de gingembre: tout simplement verser de l'eau bouillante sur quelques morceaux de gingembre frais coupés et épluchés. Oter le gingembre et c'est prêt; j'adore cette saveur délicatement piquante... (Et c'est à recommander pour les nausées)
19:11 Publié dans AFRICA | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : boisson, citron, gingembre, menthe, afrique
12.10.2006
AVEC LA SAUCE AUX GOMBOS...
Les accompagnements possibles de la sauce gombos que je vous avais annoncés pour aujourd'hui...
LE RIZ: je l'achète cassé une fois ou cassé deux fois, je le mets dans le rice-cooker sans le rincer (il garde l'amidon et il "colle" mieux) et j'en fais des boules, à l'aide d'un bol rincé à l'eau froide. Il faut essayer pour voir à quel point ça se fait tout seul... Surtout avec le riz cassé, mais c'est aussi réalisable avec un riz basique.
LA SEMOULE:

Voilà les ingrédients auxquels il faut ajouter du sel et de l'eau... On met de l'eau à bouillir dans une casserole, on sale, quand l'eau bout on ajoute la semoule, on mélange en ajoutant peu à peu une bonne cuillère à soupe de fécule de pomme de terre délayée dans un bol d'eau froide. Ensuite on s'arme de la spatule ou cuillère en bois la plus solide possible, on prépare la mobilisation extrême du biceps, et on mélange tandis que tout cela cuit en épaississant. Ensuite, on procède comme pour le riz, avec un bol d'eau rincé à l'eau froide pour faire des boules. Pour les quantités précises de semoule, d'eau et de fécule, je vous conseille de faire une première expérience et d'adapter à votre goût: certain aiment la semoule très ferme et d'autres plutôt "gluante". De toute manière, et à moins d'être 15 à table, il faut commencer par mettre seulement un peu d'eau dans la casserole, quitte à en ajouter ensuite. Une fois prêt, ça donne ça (une réussie, l'autre ratée parce que c'était super chaud et que j'ai du mal à saisir dans mes mains les trucs chaud: il est bon de "pré-former" la boule avant de la travailler dans le bol dans un mouvement de va et vient, sans oublier l'eau froide sinon ça colle) J'utilise presque toujours de la semoule de blé, c'est très bon aussi avec de la semoule de manioc.

L'IGNAME: on enlève l'écorce, on coupe en morceaux et on cuit à l'eau bouillante.
LE FOUFOU: j'ai appris à la faire avec de la purée déshydratée et de la fécule de pomme de terre mais je n'ai pas réussi à vraiment reproduire, pourtant j'avais adoré. Je sais que le foufou se prépare aussi avec de la farine de manioc, je n'en ai jamais goûté. Ca se présente aussi en boules. Il faudrait que je regarde les recettes présentes sur le web...
Bon, j'espère que vous trouverez votre bonheur, moi j'ai assez dit "boule" pour aujourd'hui...
(J'oubliais: avec un oeuf dur c'est délicieux...)
16:20 Publié dans AFRICA | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.10.2006
SAUCE AUX GOMBOS: AFRICAN WAY OF LIFE
(ou comment être desperate sans être une housewife)
Ben oui, j'avais préparé une longue note sur la sauce aux gombos et je ne l'ai pas enregistrée... C'est la déprime! Je vais essayer de refaire ça en y mettant du coeur...
Tagadatsointsoin (ça, c'est pour m'aider à y mettre du coeur)
D'abord, un rappel sur le gombo... Et j'en profite pour vous dire de ne pas être effrayés par le côté "gluant", toutes les personnes qui ont goûté cette sauce l'ont appréciée, même les plus difficiles...
Alors, on va au magasin et on achète:
• des oignons (pour moi, trois gros oignons)
• des gombos (ici 275g)
• des tomates fraîches, ou en boîte selon la saison
• concentré de tomate (une petite boîte)
• un peu d'huile de palme rouge (facultatif)
• du bouillon (légume ou poulet)
• des morceaux de poulet, du poisson entier
On commence par faire revenir le poulet (pour moi dans ma cocotte), jusqu'à ce qu'il soit bien doré sur toutes les faces, soit à l'huile d'olive soit à l'huile de palme rouge. On réserve le poulet et à la place on met les oignons émincés. Mon ex-belle-mère (ex: c'est rien de le dire; belle-mère: c'est beaucoup dire) disait qu'à chaque plat africain correspondait sa manière de couper les oignons. Voilà ce qu'elle faisait pour celui-ci:
La bouteille d'huile de palme peut porter une étiquette de ce genre:
Et avant de fondre, l'huile de palme rouge peut être comme ça:

On fait fondre les oignons, ensuite on leur ajoute les gombos coupés en rondelles. A Rennes, j'achète les gombos: à Bélasie (Saint-Grégoire), à Rivages Exotiques (mail François Mitterand), et parfois au Monop' (Colombia).




On fait fondre un peu les gombos, on ajoute les tomates, puis le concentré, on laisse cuire et on ajoute (au minimum) un litre de bouillon. On laisse cuire à nouveau, longtemps, à feux moyen, jusqu'à ce que la sauce soit onctueuse et les gombos moelleux.
A ce stade, on peut ajouter un piment... Le piment (habanero) que j'utilise est très très fort mais aussi très parfumé, il est selon moi indispensable à ce plat; ceci dit, je le présente désormais à part: certains s'en passent (mon chéri), certains se servent (Rudy, 5 ans!) et tout le monde est content!!

Et demain, l'accompagnement... (On en aperçoit un exemple sur cette photo miam miam)
11:33 Publié dans AFRICA | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03.09.2006
MAFÉ!
Voilà une recette de Mafé pour 6 personnes, inspirée par "Cuisine actuelle d' Afrique noire", (le parfait livre du débutant en cuisine africaine mais moi je n'étais déjà plus une débutante quand je l'ai acheté ^^)
Ingrédients:
•1 poulet (j'avais pris des pilons et des cuisses)
•3 oignons
•3 tomates (en boîte, ça fait l'affaire)
•60g de concentré de tomates
•300g de carottes
•1 gousse d'ail
•1 piment antillais
•1 bouillon-cube
Et... Et... DE LA DAKATINE!

N'est-ce pas une véritable merveille cette conserve? Bébe Cadum peut aller se rhabiller...
Donc, de la Dakatine, c'est de la pâte d'arachide, et c'est indispensable au Mafé (mafé poulet, mafé boeuf, mafé poisson, mafé végétarien), pour les quantités j'ai repris celles du livre sachant que je ne les ai forcément suivies à la lettre: pour la pâte d'arachide 75g.
On fait revenir le poulet à l'huile (dans une cocotte pour moi) et on réserve. On délaye la pâte d'arachide dans un quart de litre d'eau tiède, et ce qu'on obtient est incroyablement apétissant:

On fait revenir les oignons (dans le livre ils disent finement hachés), on ajoute le concentré, l'ail broyée, le cube, les tomates en dés, on mélange bien, ça ne doit pas attacher.
On verse la pâte d'arachide, puis un demi-litre de liquide (bouillon de préférence mais de l'eau fait aussi très bien l'affaire), on ajoute les carottes en rondelles, on sale et on poivre si nécessaire (je n'ai pas le souvenir d'avoir salé un mafé... Le cube s'en charge assez à mon goût)
On ajoute le piment ;sans le couper pour qu'il flotte sur la sauce selon le livre, moi, j'ai abandonné le piment directement dans la sauce pour ne pas perdre mes proches parce que le piment antillais c'est le piment de la mort (j'adoooooore ça^^)...
On laisse mijoter 20 minutes, on ajoute ensuite les morceaux de poulet, de l'eau, on porte à ébullition 10 minutes, on laisse à nouveau mijoter 20 minutes.
On accompagne selon le goût et les possibilités de riz, de bananes plantain, d'ignames, de patates douces... Hier, c'était bananes bouillies et riz (qui peut s'acheter cassé deux fois , on en fait de belles boules très facilement avec un bol et de l'eau froide -pour que ça ne colle pas au bol à cause de l'amidon).
Quoi d'autre?
•immense déception à la dégustation: le piment n'était pas pimenté, au point que je l'ai mangé seul!!!
•on appelle Aloko les bananes quand elles sont fries (un régal)
•on peut manger ensemble dans un grand plat (à six, bof mais à deux ou trois j'adore ça)
•on peut manger à la main (mais il faut savoir s'y prendre et n'utiliser que la main droite)
•on peut aussi faire une version "soupe" (les oignons et les tomates se mettent entiers dans la dakatine délayée et on mixe ensuite le tout miam)
Pas de photo du plat et ça veut dire ce que ça veut dire...
18:05 Publié dans AFRICA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note























